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Le Quotidien - 2021-05-01

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UN EFFORT DIFFÉRENT DANS LA LNH?

ESPACE LNH

SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com

C’était juste ça ? Une simple question « d’effort » ? Alexis Lafrenière commence à se sentir à l’aise, à New York. Les poolers l’ont remarqué. Depuis quelques semaines, il noircit avec une belle régularité la feuille de pointage. Si on oublie les 15 premières parties de la saison, durant lesquelles il a presque été blanchi, le prodige québécois produit à un rythme d’un point aux deux matchs. Pour un jeune homme de 19 ans, c’est respectable. Lafrenière vient de compléter une série de trois matchs avec au moins un point. Durant cette belle séquence, il a connu son deuxième match de deux points de la saison. Tout ça, c’est du progrès. Une déclaration de son entraîneur, après un récent match, nous a fait — un peu — sourciller. « Dans le dernier mois, Alexis semble avoir compris comment on crée des opportunités de marquer au niveau supérieur. » Jusque-là, ça va. C’est dans l’ordre normal des choses. C’est la suite qui étonne, un peu. « Son niveau d’effort vient d’atteindre celui d’un joueur de la LNH. » On connaît Lafrenière depuis quelques années, déjà. On l’a découvert quand il faisait partie d’un petit groupe de trois ou quatre beaux espoirs pour la LHJMQ qui évoluaient, en même temps, dans la Ligue de développement midget AAA du Québec. On l’a vu rapidement se détacher du groupe pour devenir le meilleur joueur de son année. On a continué à suivre son parcours avec intérêt. On l’a vu devenir le meilleur joueur du circuit junior majeur québécois, le leader d’équipe Canada Junior et le joyau du repêchage amateur de la LNH. À travers ce cheminement, personne ne lui a jamais reproché de mal travailler. Son niveau d’engagement n’a jamais fait défaut. « C’est probablement la première chose que toutes les recrues doivent apprendre, quand elles atteignent notre niveau. La définition de travail acharné n’est plus la même, dans la LNH. Je crois qu’alexis l’a compris. Il accepte le changement. Et c’est ce qui lui a permis de connaître plus de succès durant les dernières semaines », complète David Quinn. L’entraîneur-chef ne voudra pas mettre trop de pression sur son jeune joueur qui doit déjà faire sa place dans un des marchés les plus exigeants aux États-unis. Il ne dira jamais que l’éclosion de Lafrenière est survenue au même moment où les Rangers ont retrouvé le sentier de la victoire. On peut s’en charger à sa place. Il se fait tard. La saison régulière tire à sa fin. Les Blueshirts n’auront peut-être pas assez de temps pour rejoindre leurs éternels rivaux de Boston et de Long Island. Leurs chances de participer aux séries éliminatoires diminuent un peu chaque jour, même quand ils gagnent. On ne parlera jamais assez de l’importance de connaître un bon début de saison. Avec la sagesse, avec l’expérience, Lafrenière et les Rangers devraient mieux faire, l’an prochain. DIX-HUIT MINUTES POUR BYFIELD La production offensive de Lafrenière a de quoi réconforter les Rangers, qui l’ont repêché au tout premier rang du dernier repêchage, en octobre. Tout au long de l’hiver, le troisième choix Tim Stützle a fait le délice des partisans des Sénateurs d’ottawa. Entre les deux, il y avait un vide. Le deuxième choix de l’encan, Quinton Byfield, n’avait joué que dans la Ligue américaine. Il a enfin fait ses débuts avec les Kings de Los Angeles, cette semaine. Au terme d’un match perdu 3-2 contre les Ducks d’anaheim, l’entraîneur-chef Todd Mclellan lui a donné la note de passage. « Il a commencé en force. Quand il a sauté sur la patinoire pour la première fois, la rondelle s’est dirigée vers lui. Il a complété un premier beau jeu. Il a continué à contribuer à nos succès. Il a été très habile dans les cercles des mises en jeu. Il connaissait notre structure de jeu », a-t-il résumé. Maclellan ne parlait pas à travers son chapeau. Il a quand même permis à sa recrue de passer 18 minutes sur la glace ! « Il a été un de nos meilleurs joueurs ! Mais cela veut aussi dire que des joueurs sur qui on compte chaque soir pour jouer de grosses minutes n’ont pas été à la hauteur. » Ces vétérans, dit l’entraîneur, auront intérêt à « comprendre certaines choses », d’ici le début de la prochaine saison. BENOÎT, LE DUR Dans l’ombre de Byfield, le Lavallois Simon Benoît a lui aussi fait ses débuts dans la LNH dans ce match. L’ancien défenseur des Cataractes de Shawinigan semble avoir gagné l’admiration de l’entraîneur des Ducks, Dallas Eakins. « Il joue de façon simple, mais c’est un dur. Les joueurs qui sont sur la glace en même temps que lui apprennent vite à garder la tête haute... »

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