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Le Quotidien - 2021-05-01

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TOUS LES ESPOIRS PERMIS POUR BELLE GRAND FILLE

ARTS ET SPECTACLES

ANNE-MARIE GRAVEL amgravel@lequotidien.com

Nos maisons vient à peine de sortir que déjà, tous les espoirs sont permis pour Belle Grand Fille. L’auteure-compositrice-interprète originaire du Lac-saint-jean aurait pu peiner à faire entendre son premier album en raison de la pandémie, mais voilà qu’une vitrine à RIDEAU lui permet d’espérer le meilleur. Nos maisons, opus de neuf titres créé en grande partie à Saint-gédéon au Lac-saint-jean, a été lancé le 19 mars. Le premier album complet de Belle Grand Fille est arrivé en même temps que le printemps et l’accueil reçu jusqu’ici laisse croire à son auteure que les beaux jours sont arrivés. Il y a quelques semaines, Belle Grand Fille s’est retrouvée sur scène, devant une salle vide, pour enregistrer quatre pièces qui ont été présentées aux diffuseurs réunis dans le cadre de l’événement RIDEAU. Ces 15 minutes ont généré leur part de stress chez la jeune femme qui souhaitait tellement bien faire. D’autant plus qu’avec les annulations qui se sont accumulées au cours des derniers mois, RIDEAU prenait toute son importance. « C’est une performance, comme un spectacle de 15 minutes tourné d’un seul coup. J’avais le stress de livrer la marchandise. C’est une belle opportunité qui est venue avec son lot de stress. Je me disais : “C’est un peu maintenant ou jamais. Il faut livrer la marchandise.” » L’auteure-compositrice-interprète a savouré l’opportunité qui s’offrait à elle. Déjà, être sélectionnée prenait l’allure d’un bel accomplissement. « Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Ça veut dire beaucoup pour moi. Ça démontre que l’équipe avait l’impression que ma proposition pouvait plaire à certains diffuseurs. C’est une grosse reconnaissance. Un petit rêve qui se concrétise, quelque chose que j’espérais pouvoir vivre. » Mais voilà que des propositions ont déjà été reçues, ajoutant une couche de bonheur à l’événement. « Je suis vraiment contente, de belles choses débloquent à la suite de la vitrine. On a pu mesurer l’impact de cette chance la journée même de la présentation. J’ai reçu des offres de spectacles et depuis, j’en reçois une, deux ou trois par jour. On est très content. Je n’avais pas encore été capable de mesurer le potentiel du projet à cause de la pandémie. Là, tout ça arrive, s’étonne encore Belle Grand Fille. Ça donne un coup de pouce. J’espère que ça va avoir plu et que le spectacle va pouvoir vivre sur la route. » L’artiste est impatiente d’aller à la rencontre du public. « Je fais de la musique pour la scène. Le manque est réel. Je suis vraiment contente de ce qui arrive. On va vivre un engorgement dans le milieu culturel et les gens émergents comme moi risquent de le ressentir. Il y aura peut-être moins de possibilités de programmer des spectacles nouveaux. » Les occasions de performer ont été rares, au cours des derniers mois. Heureusement pour l’artiste, la pandémie a coïncidé avec une période de création. « J’ai eu quelques spectacles d’annulés à cause de la pandémie, mais j’arrivais à la fin du cycle de mon EP sorti en 2019. C’est déjà un métier sans assurance, mais là, j’avais beaucoup d’incertitudes pour la suite. J’ai eu la chance d’en être à la création de l’album. Le timing était somme toute bon pour moi. J’ai passé six mois à St-gédéon à créer. J’ai pu mettre du temps sur l’album, créer un album qui me ressemble. Si je l’avais fait à temps partiel, je n’en serais peutêtre pas aussi fière. C’est un album très intime. Il est né en grande partie dans la région. Il est donc rempli de grands espaces, mais c’est aussi très cocon. Ça parle beaucoup de territoire, d’enracinement », décrit l’artiste, qui promet de présenter son nouveau matériel au public régional au cours des prochains mois.

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