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Le Quotidien - 2021-10-09

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THE BLUEBERRIES ENCORE EN LICE AU FESTIVAL IF3

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MÉLANIE CÔTÉ mcote@lequotidien.com

On pourrait dire qu’ils sont nés avec des skis dans les pieds… ou presque. Passionnés de ce sport depuis leur enfance, ils prennent d’assaut les pentes dès qu’ils en ont l’occasion. Aujourd’hui âgés de 25 à 30 ans, les membres de l’équipe The Blueberries, tous du Saguenay, amènent maintenant caméras et appareils photo lors de leurs sorties. Et le jeu en vaut la chandelle, car leur nouveau film, Source, sera présenté dans le cadre de la 14e édition du Festival if3, le rendez-vous des meilleurs films et documentaires internationaux de ski et de planche à neige. L’an dernier, leur production Dos avait remporté la palme dans la catégorie amateur. Dos avait été tourné dans des conditions idéales, selon le réalisateur William Pilote. Record de neige, confinement. Le groupe avait eu toute la latitude nécessaire pour tourner plus de 25 minutes. Cette année, ç’a été « la pire » en termes de quantité de neige, des skis ont été brisés, mais les membres du groupe ont tout de même été en mesure de faire un court métrage de 11 minutes 40 secondes. Et ils sont très satisfaits. « On espère gagner, mais on ne veut pas être déçus, alors on n’a pas d’attente. Nous sommes déjà contents du résultat », assure-t-il. Les scènes ont presque toutes été tournées au Saguenay, principalement au Mont-édouard, mettant ainsi en vedette les paysages d’ici. Certaines sont issues de tournages en milieu urbain, et un petit trois minutes est tiré d’expéditions en Colombie-britannique. Pas besoin de plus, car l’équipe se considère très chanceuse de pouvoir pratiquer son sport ici. « L’ouest, il n’y a rien de comparable, on s’entend, mais on est très chanceux avec ce qu’on a ici », admet William Pilote, qui travaille en compagnie de Christopher Bolduc, d’antoine Bilodeau, de Raphaël Duchaine, d’evans Murray (caméraman) et de Maxime Lampron (photographe). « On a tourné beaucoup au Mont-édouard dans le secteur haute route. C’est vraiment un endroit à ne pas manquer. La qualité de glisse, les installations, c’est vraiment génial », explique William Pilote, déjà impatient d’aller passer quelques jours dans l’une des cabines, à la fin janvier, avec les membres de son équipe. Cette dernière tourne dans des spots un peu secrets, qu’elle explore parfois l’été ou qu’elle déniche à partir de Google Maps. Il y a aussi des échanges avec d’autres skieurs, William Pilote assurant qu’il y a « beaucoup d’entraide » dans le milieu. Les membres de l’équipe sont vraiment des passionnés, car aucun d’entre eux ne gagne sa vie avec les films de ski. Au contraire. Ils sont pompier, entraîneur ou en foresterie, notamment, et c’est la flamme qui leur permet de continuer. « On ne fait pas d’argent avec ça. Le financement vient beaucoup de notre poche », explique William, admettant toutefois que la victoire de l’an dernier a pu donner un petit coup de pouce pour les commanditaires. Un autre film est-il dans les plans ? Oui, si les conditions hivernales le permettent. « Si c’est comme l’an passé, on ne sera pas aussi casse-cou. Quand on tombait, il y avait des risques de blessures [avec le manque de neige]. Au pire, on fera un documentaire », avance William Pilote. En plus du Festival if3, l’équipe a aussi été invitée à un événement en Russie, en décembre. Même s’ils étaient « super contents », ils ont dû décliner l’invitation pour cette année, « un peu pris au dépourvu ». « Mais peut-être l’an prochain ! Ce serait vraiment trippant ! » Le Festival if3 a lieu du 20 au 23 octobre, en ligne et en salle. La plus grosse soirée est prévue au cinéparc de la station Belleneige, à Val-morin, dans les Laurentides, mais comme tout sera diffusé en direct sur le Web, l’équipe organise un party de visionnement, le 23, au chalet du Mont-édouard, tout en respectant les consignes sanitaires. « C’est là qu’on va apprendre si on gagne ! », conclut William Pilote. Parmi les grands noms des sports de glisse qui participent au festival, on retrouve le skieur et vidéaste professionnel Alexi Godbout, l’olympien Alex Bellemare et la planchiste et productrice Marie-france Roy.

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