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Le Quotidien - 2021-10-09

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DAVID MÉNARD CONTRIBUE À SA MANIÈRE

SPORTS

DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com

Le joueur de ligne défensive chicoutimien des Alouettes de Montréal David Ménard rentabilise un temps de jeu limité. La semaine dernière, le Québécois a de nouveau apporté sa contribution avec un sac du quart dans la victoire des siens, à Hamilton, étant même utilisé sur la ligne offensive pendant quelques jeux. En sept matchs depuis le début de la saison, David Ménard, qui avait signé son contrat avec les Alouettes en 2020, mais qui a fait ses débuts avec la formation montréalaise seulement cet été, montre des statistiques intéressantes, avec sept plaqués et trois sacs du quart. Cela se compare avantageusement avec ses chiffres cumulés depuis son entrée dans la Ligue canadienne, en 2014. « Je suis content de mes statistiques et mes performances. Jusqu’à maintenant, tout va bien », de mentionner en entrevue téléphonique le numéro 52, qui fait partie d’une rotation à six joueurs comme ailier défensif, se retrouvant sur le terrain pour une vingtaine de jeux par rencontre, en moyenne. « C’est toujours ce que je vise, d’avoir un impact. De contribuer dans un rôle limité, c’est quasiment encore mieux », fait valoir David Ménard, qui a obtenu le titre de partant pour deux rencontres, dont la dernière, une victoire en prolongation de 23-20, en raison d’une blessure à son coéquipier Antonio Simmons. La ligne défensive des Alouettes a été chamboulée dernièrement par un changement d’entraîneur. Insatisfaits du rendement, les dirigeants de la formation montréalaise ont congédié Todd Howard, qui était avec l’équipe depuis 2018, pour le remplacer par Greg Quick. Après l’annonce de la décision, qui l’avait quelque peu surpris, David Ménard avait mentionné qu’il s’agissait de la bonne décision à prendre, ce que le match de samedi a permis de confirmer, estime-t-il. Les Alouettes ont réussi quatre sacs pour infliger un premier revers aux Tigers-cats à domicile en 12 rencontres. Globalement, les Montréalais réussissent à mettre de la pression sur le quart-arrière adverse, se retrouvant au 2e rang pour les sacs, avec 20, tout en ayant disputé une rencontre de moins. « Ç’a changé comment on fait la configuration défensive. Clairement, ça nous a aidés. Il y avait certaines assignations qui n’étaient pas parfaites et en changeant d’entraîneur, ces petites problématiques-là ont été corrigées », laisse savoir le vétéran chicoutimien, qui a donné un coup de main à la ligne offensive comme garde, le temps de quelques jeux, ce qu’il n’avait pas fait depuis le niveau secondaire. « C’était vraiment, vraiment juste pour dépanner », précise-t-il d’emblée, en riant à l’autre bout du fil, affirmant que cette expérience ne changera pas sa manière de voir les choses d’un point de vue défensif. « L’expérience que j’ai sur la ligne défensive, ça m’en prendrait plus que ça pour changer mon approche », d’affirmer Ménard qui, à 31 ans, fait partie des doyens du front défensif, bien que le titre de doyen revienne à Almondo Sewell, âgé de 34 ans. Peu importe, le Saguenéen joue son rôle de meneur, mais à sa manière, lui qui s’est énormément ennuyé de son sport pendant la pause forcée. L’athlète voudra d’ailleurs continuer de transmettre ses connaissances et sa passion une fois sa carrière terminée. « C’est sûr que je ne suis pas le gars le plus vocal en général, concède-t-il. Même dans mes années universitaires avec les Carabins [de Montréal], ce n’était pas un rôle que je prenais. Quand je parle, je vais le faire plus en privé. J’essaie d’apporter un leadership avec mon éthique de travail plus qu’autre chose. Je vais aussi essayer d’aider les gars à ma position pour leur partager ce que je sais de mon jeu. » Avec une fiche de trois victoires et de quatre revers alors que la mi-saison pointe à l’horizon, les Alouettes se retrouvent tout de même au coeur d’une lutte à trois qui se dessine pour le premier rang dans la division Est, avec les Argonauts de Toronto (5-3) et les Tiger-cats (4-4). De là l’importance de la victoire de la semaine dernière, avec deux rencontres à venir contre le Rouge et Noir d’ottawa (2-6), qui tire de la patte. « Dans l’est, on a pas mal tous la même fiche. On est encore dans la course. On a échappé une couple de matchs crève-coeur qu’on n’aurait pas dû [perdre]. Avec le caractère qu’on a démontré au dernier match, c’est prometteur », de souligner David Ménard.

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