Publication:

Le Quotidien - 2021-10-09

Data:

LE PASSAGE DE MÉLISSA

LIBRE@DOS

MÉLISSA VIAU

Je me souviens vaguement de mon entrée au secondaire, mais mon journal intime est là pour me rappeler que j’étais plus petite que les autres élèves. «J’aime tous mes profs, mais tout le monde m’achale par ma grandeur», peut-on lire dans mon journal rose barré à clé. J’avais des broches, les cheveux longs jusqu’aux fesses et je portais encore des vêtements «un peu bébé». La veille de cette journée annonçant officiellement mon adolescence, je faisais des coups de téléphone avec mon ami pour me détendre et passer mon stress. Je détestais le mot «ado» et j’aurais préféré garder le statut d’enfant. N’étant pas la fille la plus sociable et la plus habile pour se faire des amis, disons que passer d’une petite école de campagne à une école avec plus de  élèves, c’était tout un choc. Même si, contrairement à mes amies, je n’avais pas si hâte de me faire un chum, je savais reconnaître les beaux gars, semble-t-il. «Il y a un garçon assez beau dans ma classe», avais-je écrit, pour conclure le récit de ma première journée au secondaire!

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